Le piège dans lequel tombent la majorité des porteurs de projets

La modeste expérience que nous avons au service de l’accompagnement des porteurs de projets, nous permet de savoir quels sont les configurations du développement d’un projet, permettant à ce dernier de réussir ou d’échouer. Ces configurations reposent sur une série d’actions stratégique et opérationnel que nous détaillons dans nos divers contenus. Mais, permet que nous repartions un peu à l’origine pour t’apporter la nécessaire précision suivante.

Il existe deux approches distinctes que les porteurs de projets auront généralement au début de leur parcours entrepreneurial. La première consiste à avoir une idée précise et chercher à la développer. La seconde consiste à avoir un problème et chercher à voir quelle peut être la solution optimale pour lui apporter une solution.

La dernière approche est celle qu’il faut avoir. Malheureusement, la quasi totalité des porteurs de projets ne l’adoptent pas, optant plutôt pour la première. La première approche est celle qu’il faut écarter rapidement. En effet, chacune de ces approches active un postulat de départ qui influence toute la suite des efforts du porteur de projet.

Le postulat de la première approche généralement est celui d’un porteur de projet qui est déjà fixé et arrêté sur la solution optimale pour résoudre un problème. Et plus il investi dans la solution qu’il pense correcte, plus il tombe amoureux du produit ou service qui va en découler, et non pas plutôt du problème ou alors de la clientèle potentielle qui souffre dudit problème. En effet, la raison pour laquelle il est important de moins tomber amoureux de la solution que l’on développe plutôt que du problème ou alors des potentiels clients réside dans le fait que généralement la solution de départ n’est pas celle qui sera la plus parfaite. Il y a d’ailleurs de forte chances qu’elles ne réunissent pas encore tous les ingrédients pour résoudre le problème. Et donc, cette solution est appelée à évoluer, parfois même à être complètement abandonnée pour opter pour une autre option radicalement différente. Sauf que, pour le porteur de projet qui a plus développé une attache avec “sa” solution, il lui est très souvent difficile d’accepter qu’elle change, qu’elle soit modifiée ou alors complètement remplacée.

Le postulat de la seconde approche en revanche est celui du porteur de projet, qui commence son parcours entrepreneurial non pas par une idée, mais plutôt par un problème. L’idée comme nous venons de le voir oriente déjà vers une solution arrêtée, alors que le postulat par le problème généralement suggère au porteur du projet de raisonner des solutions sous forme d’hypothèses qu’il souhaite préalablement éprouver et tester auprès des personnes qui souffrent dudit problème. En raisonnant par le problème, le porteur de projet comprend qu’il n’y a pas de solution arrêtée pour répondre au problème, et donc que, quel que soit la solution qu’il développera elle sera appelée à évoluer pour constamment être en phase avec la réalité des personnes qui sont prêtes à payer de leur proche avec une régularité constante et si possible progressive. Ainsi, une fois la mise en service du produit ou service, le plus important pour lui est de voir l’interaction que ses clients ont avec le produit ou service, afin de voir si cela leur est utile, si cela résout véritablement leur problème. Si c’est le cas, alors son défis devient d’exceller dans l’équation ou le processus qui a permis de solutionner le problème. Si en revanche cela ne résout pas, alors il reprend et n’arrête pas tant qu’il n’est pas parvenu à trouver satisfaction au problème et à ramener le sourire sur la figure de ses potentiels clients.

Pourquoi adopter la seconde approche :
  • L’attention est plus sur le problème et les clients et moins sur la solution développée ;
  • Il n’y a pas d’idée unique pour solutionner un problème. Plusieurs hypothèses doivent être explorées ;
  • L’innovation véritable est presque garantie ;
  • Le potentiel pour développer une réelle attache émotionnelle, fidèle et durable entre l’entreprise et les clients est quasiment assurée ;
  • Le porteur de projet est constamment challengé, son produit ou service évolue constamment avec toujours plus de fonctionnalités. Son entreprise n’est jamais statique ;
  • Le porteur de projet respecte les autres opérateurs sur le même marché que lui, et comprends que ledit marché est suffisamment grand pour qu’il y ait de la place pour tout le monde.
Pourquoi ne pas adopter la première approche :
  • Le porteur du projet est très souvent déjà résolu et arrêté sur la solution à appliquer
  • La perception du besoin et de la solution qui va avec est essentiellement du fait du porteur de projet ;
  • Le simple fait d’avoir déjà une idée fait que l’on soit figé sur la solution appropriée ;
  • Quand le porteur de projet questionne les cibles potentielles, il ne recherche que les indices qui vont dans le sens de sa façon de voir (vu qu’il est déjà arrêté sur son idée), et donc ignore d’autres indices que la cible peut avoir à mettre en avant et qui sont important pour elle dans le processus de solutionnement du problème ;
  • Quand le porteur de projet examine les opérateurs offrant déjà une solution en rapport avec son idée, il développe un rapport de sournoisement conflictuel car il ne les voit que comme des ennemis de son idée.

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